Préambule :

“Ce blog est un travail réalisé dans le cadre de la formation au Brevet dEtat d’Educateur Sportif 1er degré Voile réservée aux sportifs de haut niveau à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques. Il se construit sur l’année de formation et servira de ressource à l’évaluation terminale du stagiaire pour l’obtention du BEES1. ll doit s’attacher à décrire et analyser un aspect technique. Nous invitons les visiteurs à de l’indulgence et à des commentaires constructifs”. Contacts stephane.krause@jeunesse-sports.gouv.fr et olivier.lerouge@jeunesse-sports.gouv.fr

FFVoile organisation et partenaires

Ci dessous, une vidéo réalisée dans le cadre du brevet d’état 1er degré.

Cette vidéo montée avec des interviews de CTN, CTR et élus explique l’organisation de la FFV et le rôle de ses partenaires ainsi que le rôle des ligues et le travail des CTR :

Analyse bio-mécanique lors de l’abattée en 49er

Analyse bio-mécanique du mouvement de l’équipier de 49er lors de la rentrée du trapèze sur l’abattée dans le médium.

La rentrée du trapèze est assez délicate techniquement car il faut vraiment être dans le bon timing. Trop tôt et le bateau part au lofe, trop tard et le bateau peut partir à l’abattée.

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On part d’une position tendue au trapèze où tout le corps est gainé pour tirer un maximum sur le trapèze. Et là, il va falloir casser le corps et faire un effort pour rentrer dans le bateau.

La force centrifuge dûe à l’accélération et à la rotation va accroitre la difficulté à rentrer dans le bateau.

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La main avant va attraper la poignée de trapèze et à ce moment il faut un mouvement assez explosif pour casser le corps et avec le bras donner l’impulsion pour rentrer dans le bateau.

Il faut que le bras tracte le corps vers le haut et vers le milieu du bateau.

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Au niveau du haut du corps, les muscles majeurs mis en jeu sont le biceps et les dorsaux dans un premier temps, ensuite le triceps se mettra en action.

Biceps et dorsaux vont relever le corps puis le triceps va pousser le corps vers l’intérieur du bateau.

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Pour le reste du corps, les membres inférieurs vont avoir dans un premier temps juste un rôle de contrôle, pour que le corps reste en contact avec le bateau.

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Puis, dès que le corps est relevé, on attaque un mouvement des ischios jambiers et du triceps sural qui va ramener le bassin sur le bateau.

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Ensuite, les quadriceps et les jambiers antérieurs vont se mettre en action pour faire avancer le corps vers le milieu du bateau. Pour le haut du corps, c’est le triceps qui se met en action pour pousser sur le trapèze.

C’est un mouvement explosif qui part d’une position statique gainée, qui doit dans un minimum de temps déplacer l’équipier pour le rendre disponible pour monter le spi.

Ce mouvement pris seul nécessite surtout de la force pure car il ne dure pas.

Il sera intéressant de travailler en salle les muscles impliqués mais également leurs antagonistes pour ne pas créer de déséquilibre.

Biceps/Triceps

Dorsaux/Pectoraux

Ischios jambier/Grand droit, psoas

Triceps sural/ Jambier antérieur

Il serait également intéressant de travailler au niveau des deltoïdes qui sont également en jeu avec le mouvement du bras par rapport au corps.

Nous avons également besoin de travailler :

Le gainage et les abdominaux : pour le maintien au trapèze mais également le maintien du corps lors du mouvement.

L’équilibre : car lorsque l’équipier se retrouve sur l’aile il est dépendant du mouvement du bateau ainsi que des vagues. Il devra rester bas sur ses appuis pour rester stable.

Etirement du carré des Lombes

Le 49er vidéo

Interview Guillaume CHIELLINO

Interview de Guillaume CHIELLINO

Entraineur national des 49er depuis 7ans

Ancien coureur en laser puis 49er

Interview Stéphane CHRISTIDIS

Interview de Stéphane CHRISTIDIS

En équipe de france de 49er  10eme aux JO d’Athènes en 2004

Champion d’Europe de 470

Vidéo Bare-away 25 noeuds

Vidéo Bare-Away 25 noeuds

Interview Axel SILVY Ulysse HOFFMAN

Équipage français bonne expérience du support en préparation olympique pour les JO de Londres :

Etude hydrodynamique

Le 49er est un bateau spécial à bien des égards :

Les bouchains : ils forment deux lignes de quilles courbes

C’est pour cela que le bateau tourne dès que l’assiette n’est plus à plat, il va naturellement suivre la ligne de courbe qui est la plus enfoncée dans l’eau.

L’avant : nous avons une partie avant très fine et peu volumineuse

Influence :

-on augmente la surface antidérive en enfonçant le nez.

-on pousse moins d’eau et on accélère plus vite.

-on augmente l’effort de rotation avec le nez enfoncé.

-peu de volume donc un bateau qui a plus tendance à enfourner.

L’arrière : coque très plate

Influence :

-nous avons une coque très planante.

-on augmente la trainée dans le petit temps, il faut beaucoup s’avancer pour dégager un maximum l’arrière de la coque.

-bateau stable au planning.

Le safran : petit safran sabre

Il est largement suffisant parce que c’est un bateau rapide, du coup les efforts générés par le safran sont élevés même pour une petite surface.

F = 1/2*rho*S*v*v*Cl
avec F l’effort, rho la densité de l’eau, S la surface, v la vitesse et Cl le coefficient de portance qui dépend de l’angle.

On obtient le même effort qu’un bateau qui va 2 fois moins vite et qui aurait un safran 4 fois plus grand… on a un safran assez petit, mais qui est largement suffisant au planning car on a peu d’effort.

Par contre, dès que l’on fait une faute d’assiette ou que la manœuvre manque de vitesse, on a un effort important sur la lame qui se trouve du coup un peu juste.

les plus gros problèmes se rencontrent à l’abattée et sous spi sur un bord serré, où les efforts sont les plus importants.

il est très difficile de bien prérégler le safran, tout se fait dans le calage de la lame dans son boitier :

- on peut avoir un safran très compensé : lame qui tend à aller sous le bateau : on aura une barre avec peu de résistance donc peu de sensation mais un bateau plus facile à manœuvrer avec de la vitesse.

-on peut avoir un safran pas compensé : lame qui tend à aller vers l’arrière : on aura un bateau ardent, avec beaucoup d’efforts dans la barre donc un bateau qui va bien répondre à petite vitesse mais qui devra être manœuvré avec plus de force au planning.

La dérive : dérive sabre assez avancée

On a un centre hydrodynamique avancé de part la position assez avancée de la dérive mais également du fait que cela soit une dérive sabre.

Ce centre est bien placé dans le petit temps mais quand le vent monte et que l’on souhaiterait le reculer ce n’est pas possible. La solution va être de relever la dérive afin de reculer le centre hydrodynamique en perdant de la force anti-dérive.

L’assiette :

Longitudinale :

l’équipage va jouer sur l’assiette longitudinale en s’avançant ou se reculant.

on va s’avancer dans le petit temps pour enfoncer le nez :

-en enfonçant le nez et moins l’arrière de la coque on diminue la surface mouillée pour le même volume immergé, et aux petites vitesses c’est la trainée de frottement qui est majoritaire

-on gagne en surface anti-dérive et en même temps on allège l’arrière pour diminuer la trainée de la coque planante.

en reculant, l’équipage va reculer le centre de carène en s’appuyant sur une carène plus plate et en sortant le nez du bateau

-il faut se reculer dès que le bateau plane pour s’appuyer sur l’arrière et sortir le nez

-à haute vitesse on crée de la portance sur la partie planante et c’est la trainée de pression qui est la plus importante donc il faut limiter les surfaces frontales donc sortir le nez de l’eau

-à l’abattée et sur tous les changements de trajectoire au planning il faudra se reculer pour sortir l’avant qui freine la rotation du bateau.

Latèrale :

on peut jouer dessus avec les voiles ou le couple de rappel.

cela va revenir au même pour l’analyse :

-un bateau plat ira droit et on aura pas de pression dans le safran.

-un bateau gité voudra lofer  car le bouchain sous le vent serra enfoncé, la barre aura donc tendance à suivre.

-un bateau contre-gité voudra abattre car le bouchain au vent serra enfoncé, la barre aura donc tendance à suivre également.

-c’est pour cela que lorsque l’on veut abattre gité on a un gros effort dans le safran car il doit contrer l’arête du bouchain qui elle fait lofer le bateau.